Semaine spéciale USA : Majenta with a J

Semaine spéciale USA : Majenta with a J

Direction Boston, la Capitale du Massachusetts pour partir à la rencontre de Majenta with a J. L’occasion de découvrir son travail, son personnage et la scène locale dans sa ville. Il ‘agit de la première participante de cette semaine spéciale USA j’espère que cela vous plaira.

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Peux-tu nous dire comment tu as découvert cet univers des DragQueens ?

J’étais fan de Drag depuis longtemps, j’ai grandi dans les années 90 en regardant le talk-show de RuPaul. Puis je me suis intéressé à la Drag Race dès la première saison. Je n’ai pas fait de Drag (à part quelques costumes d’Halloween paresseux) jusqu’en 2017, quand j’ai eu du temps libre. J’ai décidé alors d’essayer de faire du Drag pour de vrai sur un coup de tête. Après avoir pratiqué le maquillage une ou deux fois, je suis allé à une soirée DragQueens à La Machine à Boston. Et ensuite j’ai continué à sortir et à m’amuser plus avec ça.

Ce n’est donc pas une personne ou un événement qui t’a donné envie de franchir le pas ?

Je suis très autonome et j’ai tendance à poursuivre tout ce qui m’intéresse, donc il n’y a pas une personne ou un événement qui m’a poussé à essayer. J’étais juste prêt à essayer quand j’ai eu le temps.

Qu’est ce qui t’a plu dans cet art ?

J’aime ce drag qui combine tant de compétences et de domaines créatifs différents – maquillage, mode, musique, performance, comédie – il y a tellement de choses à explorer. Devenir Majenta m’a donné un exutoire créatif qui m’a permis d’explorer tellement de choses et de m’amuser tellement en le faisant !

majenta-with-a-j-interview-dragqueens.fr

Tu te souviens de ta première fois en Drag ?

Oui, j’avais l’air horrible, haha ! Contrairement à beaucoup d’artistes Drags qui pensent qu’ils sont géniaux dès le début (et qui en rient plus tard), je savais que j’avais l’air terrible mais je voulais quand même essayer. J’ai découvert que faire les choses encore et encore est la seule façon pour s’améliorer ! Je me souviens avoir été très intimidé au club. Je suis sorti seul et je ne connaissais personne, et j’ai juste essayé de dire bonjour et de rencontrer des gens, ce qui est difficile pour moi puisque je suis introverti. Il a fallu sortir encore et encore pour arriver à un point où je me sentais à l’aise avec la scène.

Comment qualifierais-tu Majenta en quelques mots ?

Je pense que je pourrais décrire Majenta comme un « guerrier alterna-glam non binaire ». Fondamentalement, une force puissante qui explore tous les aspects d’elle-même à travers son art. Je fais rarement deux fois le même look et j’essaie toujours d’être créatif et convaincant avec mes looks et mes performances.

Est-ce que ton pseudonyme a une histoire pour toi ?

J’aime beaucoup quand les artistes Drags ont des prénoms rares mais simples comme Alaska ou Raja. Et j’ai choisi Majenta parce que je suis designer et dans mon travail quotidien j’aime vraiment les couleurs vives. Et j’ai changé l’orthographe en me basant sur la suggestion d’un ami. J’ai ajouté  » avec un J » dans mon nom puisque je devais le préciser à chaque présentation de toute manière.

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Tu es la gagnante de la Boston Drag Gauntlet cycle 1. Excepté gagner, que était ton objectif en participant à ce concours ?

Les compétitions ont été un excellent moyen pour moi d’améliorer mes compétences. Elles me donnent des défis spécifiques et je dois répondre aux exigences et trouver des moyens impressionnants de convaincre les gens. Mon plus grand concurrent est toujours moi-même. Parce que je veux surtout être le meilleur artiste possible.

Tu pratiques ton art à Boston, comment cela est vu dans ta ville et ton état ?

Je ne peux en parler que de mon point de vue bien sûr. J’ai l’impression que la scène à Boston est très éclectique et très accueillante. Elle est très encourageante pour les artistes Drags plus alternatifs. Ce que je préfère c’est à quel point nous sommes une communauté Drag soudée.

Est-ce qu’il y a beaucoup de bars ou d’endroits pour que les Queens puissent performer ?

Malheureusement, pas à Boston. Nos bars et clubs gays ont fermés de plus en plus au fil du temps. Et je ne sais même pas ce qui restera une fois que les clubs rouvriront finalement après le Covid. La plupart des spectacles se sont déplacés dans les restaurants pour organiser des brunchs spéciaux ou d’autres événements ponctuels. C’est vraiment triste et déprimant de voir tout ce que nous avons perdu dans la vie nocturne LGBTQ à Boston.

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Tu es américaine, est-ce que cela pourrait t’intéresser de participer à la RuPaul’s Drag Race un jour ?

Je ne sais pas s’ils me demanderaient un jour de participer, mais avoir la possibilité de toucher plus de personnes serait formidable !

Pour terminer as-tu une actualité ou des projets que tu aimerais mettre en avant ?

J’adorerais encourager les gens à regarder mon émission de digital Drag Full Spin, qui est diffusée les 2e et 4e mardis de chaque mois à 21 heures, heure de l’Est (je ne sais pas ce que ce serait en France!) et qui présente des albums de manière visuels à travers des shows numériques. Nous avons réalisé des albums comme «Chromatica» de Lady Gaga, «4» de Beyonce et «Turn Off the Light» de Kim Petras. Nous collectons aussi régulièrement des fonds pour des organisations à but non lucratif qui soutiennent les groupes minoritaires et luttent pour la justice sociale. Suivez-moi sur Instagram (en cliquant ici) pour rester à jour sur les prochains spectacles et voir plus de mes looks !

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Merci à Majenta, n’hésitez pas à la suivre ici ou à découvrir ses shows en ligne qui demandent beaucoup de travail et qui sont à la hauteur.

Vous pouvez aussi découvrir les autres invités de la semaine spéciale USA en cliquant sur leurs noms : Melee McQueen, Whitney,  St. James, Sue From Corporate, Pickle, et Lucinda Puss.

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